Présentation du synode diocésain

Accueillir et mettre en oeuvre l’Exhortation apostolique du Pape François, « La joie de l’Evangile » : La Vidéo du Pape 9-2017 – Les paroisses au service de la mission – Septembre 2017

Ouverture du synode diocésain du Mans : SYNODE DES CATHOLIQUES EN SARTHE

 

Témoignages:

Lorsqu’il a été question du Synode, d’emblée, j’ai pensé : « oui, c’est intéressant, mais pour y faire quoi ? ». Le Pape François nous demande d’agir, de sortir de nos églises pour aller vers les périphéries. La vidéo que nous avons regardée est significative. Nous y voyons des chrétiens qui sortent de l’église paroissiale où ils ont été nourris de la Parole de Dieu et de l’eucharistie ; ils sont conscients d’un problème d’eau, alors ensemble, ils nettoient un ruisseau, et vont porter de l’eau potable à un homme qui buvait de l’eau souillée. Voici quelques semaines, une situation proche s’est déroulée près de nous au Mans : des personnes à la rue, des migrants allaient à la rivière puiser
de l’eau pour la consommer : des chrétiens l’ont vu, sont allés parler avec eux. Cela a changé quelque chose dans la vie des uns et des autres…
Avec plusieurs personnes de l’Ensemble Paroissial, membres de l’EAP et des Conseils Paroissiaux, j’ai eu la chance d’écouter en septembre dernier un conférencier, le Père Louzeau, qui nous a aidés à trouver une manière d’aborder le Synode. Il nous propose de regarder les endroits, les lieux où émerge aujourd’hui quelque chose dans la recherche de la dignité humaine, l’art d’être homme ; c’est souvent de façon mystérieuse, mais ce sont les lieux où les personnes humaines sont en lutte et en souffrance. Il faut que l’Esprit Saint nous ouvre les yeux, parce que c’est là que, mystérieusement, l’Evangile peut être accueilli par des personnes prêtes à le demander librement.
Il nous a indiqué 4 lieux, des « défis » dit-il, 4 pistes possibles à creuser.
Un premier défi est une invitation à réfléchir – oser parler mais aussi écouter l’autre complètement
– parce qu’aujourd’hui il y a une tentation d’abandonner l’usage de l’intelligence, de la RAISON :
la remplacer par d’autres choses, notamment des dispositifs techniques, ce qu’on appelle des algorithmes informatique… Et on laisse aussi se développer de plus en plus l’émotion, la polémique sur l’actualité immédiate… Et cela touche – nous disait le conférencier – notre capacité de dialogue.
En effet le dialogue suppose qu’il y ait des paroles communes entre nous pour échanger des arguments, trouver des solutions. L’Église a reçu de son Seigneur, des personnes, des institutions, des méthodes pour aider les intelligences et la conscience de chacun à se poser des questions, pour construire une vie juste et raisonnable. Dans ce synode, nous sommes donc appelés à être des acteurs pour réfléchir. Ce ne doit pas être de l’intellectualisme, mais l’invitation à ne pas nous contenter de paroles insignifiantes, peut-être pieuses, mais au fond, qui n’éclairent pas l’intelligence humaine.
Le deuxième défi c’est celui de la FAMILLE, car on voit bien que s’est mise en place ce que Frédéric Louzeau appelle « une culture de l’individu ». C’est à dire que l’on vit de plus en plus en pensant possible une existence heureuse à long terme sans appartenir de façon définitive à une communauté, que ce soit une cité, une nation, … une famille. L’invitation faite n’est pas de chercher de nouveaux arguments en faveur du mariage, mais de comprendre que les cœurs des personnes doivent être réconfortés, consolés. Il faut trouver ce que Dieu fait déjà dans leurs cœurs, et ce qu’il leur donne comme force pour faire un pas après l’autre, et entrer un jour dans la « folie
du mariage ». Et l’Eglise doit se mettre en état d’accompagner toutes les familles quelles qu’elles soient, quelle que soit leur configuration.
Un troisième défi est vraiment pour les paroisses. Et c’est un peu surprenant car il s’agit de la MONDIALISATION : Frédéric Louzeau nous dit qu’elle a produit un sentiment de « dépaysement » et que c’est souvent comme si le « prochain », même ceux qui n’ont pas bougé,
avait disparu ! En effet, pour beaucoup d’êtres humains cette vie mondialisée a brouillé les repères ; elle a engendré de la solitude chez les individus. Or justement ce que nous avons reçu, c’est que l’Eglise est à la fois un mystère d’universalité – l’évangile est pour tous dans toutes les cultures à toutes les époques – mais une universalité se donne dans des relations de grande proximité. Toute personne a sa place dans la Paroisse, si elle veut bien vivre de la conversion à laquelle Dieu l’appelle. Le conférencier nous suggère de savoir sortir du cadre étroit des structures existantes avec leurs cloisonnements, pour accueillir autrement les personnes, avec leur cheminement.
Le dernier défi évoqué dans cette conférence en septembre nous fait revenir à la vidéo que nous avons vue : c’est la crise de l’ECOLOGIE. Le père Louzeau nous dit carrément : nous allons devoir apprendre à vivre au milieu des ruines… Alors nous avons à promouvoir, nous chrétiens, un changement, une conversion, dans les modes de transports, de consommation, d’alimentation, etc.
Le pape François indique aussi que la racine humaine de la crise actuelle, c’est l’extension des méthodes des sciences et des techniques à toute la vie, le désir de vouloir maîtriser la vie qui conduit à la détruire… Mais la conversion qui nous est proposée, c’est d’abord de sortir de notre « insensibilité » personnelle sur ces questions (ça ne nous touche pas encore personnellement, bien souvent). Et pour vivre nos rapports avec la nature et tous les êtres de la terre comme des rapports fraternels il nous faudra aller plus loin dans notre communion à Jésus. Reconnaissons aussi humblement que des acteurs nombreux ont fait des choses pour la planète bien avant que les chrétiens se réveillent. Il s’agit donc d’accompagner ce mouvement, d’y amener le Christ et l’évangile, pour permettre à tous ces efforts de l’humanité d’atteindre vraiment le fruit qu’ils doivent atteindre. Je ne sais pas ce que cela impliquera pour des paroisses mais c’était fort de se dire
que « quand une Paroisse fait une action comme celle proposée dans cette vidéo – nettoyer un ruisseau – c’est un acte d’évangélisation !
Voilà, j’espère vous avoir mis « un peu » en appétit de participer à ce Synode, comme nous l’avons été en écoutant ce message en septembre dernier. On en reparlera, mais cela va consister à faire équipe avec 4 ou 5 autres personnes pour partager pendant quelques soirées du carême et du temps de Pâques – à suivre ! … HD


Comme vous le savez nous formons un ensemble paroissial qui regroupe Saint Bertrand, Sainte Jeanne d’arc et Saint Martin . 2, 3 à 4 personnes de chaque paroisse se retrouvent périodiquement avec notre curé Michel Dubois pour échanger sur des points divers et variés de la vie de nos paroisses et pour mettre en place des temps communs. A ce titre, nous étions invités à la présentation du synode à la maison Saint Julien. Le Père Louzeau invité par le diocèse nous a présenté les enjeux de ce synode à la lumière des écrits du pape François.
En préambule, le mot « synode » vient du mot latin synodus qui signifie réunion, concile, lui même emprunté au grec sunodos qui signifie « marcher , faire route ensemble »
. Il s’agit donc d’une consultation de l’Evêque de l’ensemble des paroissiens du Diocèse du Mans. Qui s’adresse donc aussi à nous, paroissiens. Lorsque je dis l’ensemble , il ne s’agit pas des 1ers bancs de cette église mais bien tout le monde, pratiquant régulier, parfois par routine, par habitude ou que nous soyons de passage. Donc aussi bien, à ceux qui sont assidus aux cérémonies dominicales, qu’à ceux qui se sentent parfois éloignés de l’Eglise. Cette pluralité de notre église est une vraie richesse, une chance à saisir afin de nous permettre de nous rencontrer, d’échanger, . L’enjeu est de grandir ensemble, de faire corps.

Le thème central de ce synode est « nos paroisses », avec quelques axes de réflexion. Je vous en présente quelques uns :

  • Mondialisation, nous pouvons communiquer à l’autre bout du monde, mais sommes nous vraiment frères ? l’individualisation n’est elle pas excessive ?
  • La fragilisation de la famille et du mariage, la difficulté de s’engager de nos jours.
  • La place de la raison humaine dans notre vie, l’ère de la communication internet, quelle est la place de l’intelligence ?
  • L’écologie car bien que vivant dans une région relativement épargnée par le problème de la dévastation de notre terre, dans nos geste quotidiens, quelle est notre sensibilité au défi de l’écologie ?
  • Quelle image on veut donner de nos Paroisse ?
  • Comment être acteur au cœur de nos quartiers?
    etc …

Il ne s’agit pas d’élaborer des discours d’intellectuels sur toutes ces questions, mais de prendre du temps pour se rencontrer et échanger sur tous ces points et de vivre un temps de réflexion ensemble afin que nos paroisses vivent un élan de communion. Mais je crois pouvoir dire avec assurance que personne n’est en mesure de prédire ce qu’il ressortira de ce synode cela appartient à notre prière et à l’Esprit Saint.

Vous pourrez retrouver sur le site internet de l’ensemble paroissial une ébauche des témoignages et quelques liens vers le site du diocèse qui expliquent comment s’inscrire et rejoindre une équipe. Chaque équipe est constituée de 4,5 personnes maximum et le nombre de rencontres est fixé à 5 pas plus.
Donnons un nouvel élan à nos paroisses, faisons corps et rendons témoignage. LAISSONS NOUS guider par l’Esprit Saint. FL


 Lorsqu’il a été question du Synode, d’emblée, j’ai pensé : »oui, c’est intéressant, et pour y faire quoi ? » J’avais besoin de précisions pour adhérer pleinement à cette proposition. Au fur et à mesure des réponses, des conférences, d’Essentielmans, j’ai mieux saisi l’enjeu de cette invitation de l’Eglise, de notre Evêque. Je peux dire aujourd’hui, que pour nous, c’est une chance à saisir et à vivre, c’est une espérance qui passe par le changement, par une conversion.

Le Pape François nous a interpellés dans son exhortation apostolique : »La joie de l’Evangile » et il nous demande d’agir, de sortir de nos églises pour aller vers les périphéries.

La vidéo est significative. Nous y voyons des chrétiens qui sortent de l’église où nourris de la Parole de Dieu, conscients du problème de l’eau, ensemble, ils nettoient le cours d’eau ; ils extraient les détritus et vont porter de l’eau potable à l’homme qui buvait l’eau souillée. Voici quelques semaines, cette situation s’est déroulée tout près de nous. Des personnes à la rue, des migrants allaient à la rivière puiser de l’eau pour la consommer. Des chrétiens ont vu, sont allés parler avec eux. Cela a changé quelque chose dans la vie des uns et des autres.

Avec plusieurs personnes de l’Ensemble Paroissial, membres de l’EAP et des Conseils Paroissiaux, j’ai eu la chance d’écouter un conférencier le Père Louzeau qui nous a aidés à trouver des outils pour mieux aborder le Synode. Nous avons été subjugués par la pertinence et par la clarté de ses propos. Loin d’être abattus par ses réflexions, nous sommes sortis de cette conférence, plus forts, peut-être aussi, plus convaincus de notre rôle missionnaire.

Il reprend l’exhortation apostolique du Pape François et nous entraîne vers « les lignes de fracture de l’expérience humaine actuelle ». Ces lieux de fracture qui sont à trouver là où l’homme est rejeté, blessé dans sa chair, dans son cœur, dans sa dignité ; « des lieux où les hommes luttent, participent à la Création ».

Nous avons en nous des dons et ce n’est pas uniquement pour les garder ou pour les mettre au service uniquement de l’Eglise, de la Paroisse, disait-il mais c’est pour aller à l’extérieur pour le partager. C’est ce qu’il appelle la convergence qui est le grand secret de l’évangélisation.

Il nous invite « à être attentifs aux défis de l’humanité parce qu’ils sont les lieux privilégiés pour annoncer l’Evangile, pour montrer, par la vie, par l’action, par la parole, montrer que nous avons reçu dans l’Eglise, les ressources cachées, les trésors qui nous donnent de surmonter ces défis, qui nous donnent de surmonter avec nos frères, ces défis et de construire avec eux une culture nouvelle, un meilleur art de vivre, une nouvelle civilisation. »

Ces défis, dit-il, ce sont des lieux de conversion pour tous. Il en cite plusieurs :

  • La place de la raison humaine dans notre vie, la place de l’intelligence

  • La famille et le mariage

  • La mondialisation… de ce qu’elle porte à la fois comme espoir et comme danger

  • Le défi écologique – ce qu’il faut appeler la dévastation de la terre.

  • La révolution numérique

  • Les nouvelles spiritualités sans Dieu, c’est un défi planétaire

  • La présence, notamment en Europe, de nombreux frères musulmans

Nous vivons dans ce monde, c’est notre monde où souligne le Père Louzeau, c’est le règne de l’émotivité, de l’immédiateté, où nous risquons de nous satisfaire des informations des médias, où nous avons une multitude d’instruments à notre disposition et sans l’intervention de notre intelligence, nous risquons de perdre la raison.

Le Synode est une grande chance pour nous car il nous situe en qualité d’acteurs et c’est enthousiasmant. Loin de nous appesantir sur les défis de notre monde, notre monde que nous jugeons bien souvent comme négatif, nous sommes invités à prendre de la hauteur, à utiliser notre intelligence qui dit le Père Louzeau est une voie pour marcher vers Dieu. Nous avons à notre disposition des ressources, des outils, nous avons des références que l’Eglise nous offre.

Faire Synode, c’est nous réunir à plusieurs pour réfléchir, pour mieux agir, pour nous convertir et dire à notre monde une parole d’espérance par nos actes.

Les personnes qui ont participé à Essentielmans ont pu percevoir l’unité des messages des différents intervenants, des témoins qui vont dans le sens de l’exhortation apostolique du Pape François, de la conférence du Père Louzeau.

J’ai apprécié les témoins par exemple : un couple qui quitte avec ses quatre enfants ?, ses sécurités, son confort, ses certitudes pour aller vivre pendant 3 ans dans un quartier populaire dans la région parisienne, au contact de la population, au service d’un mouvement.

C’est l’évêque de Rouen qui nous partage avec beaucoup d’humanité des évènements autour de l’assassinat du Père Hamel, de cette résilience qui ne se fait pas facilement, mais qui au nom de la foi a pu se vivre. La sœur du Père Hamel accompagnée de son évêque est allée jusqu’à rendre visite à la mère de l’homme qui a tué. Elles sont tombées dans les bras l’une de l’autre et la sœur du Père Hamel a dit ces simples mots « mon frère est mort, il était âgé mais vous, vous avez perdu un fils et il était jeune ».

C’est aussi une religieuse française qui vit aux Philippines au service d’une jeunesse délinquante et qui a mis en place avec une équipe, un projet qui remet les jeunes sur pied, qui les transforme. Ce projet fait des émules puisqu’il est utilisé à Marseille.

Ce sont des témoins qui nous ont donnés des signes d’espérance, qui ont traduit par des actes le message de l’Evangile de Jésus et c’est ce message qui nous pousse à des transformations, à des conversions pour mieux vivre la fraternité et être cette goutte d’eau qui change notre monde.

Pour conclure : une parole du Père Louzeau qui peut nous booster : « L’Evangile du Christ est la seule espérance de cette civilisation mondialisée avec une terre dévastée. Ou nous redevenons profondément chrétiens, ou nous laissons le Christ rentrer plus profondément dans notre existence, ou alors, nous n’avons pas d’avenir. Nous ne sommes qu’au tout début du christianisme. »

J’espère que je vous ai donné l’envie de participer à ce Synode, à faire équipe avec 4 – 5 autres personnes pour partager. … JM


Notre évêque, Monseigneur Le Saux, lancera l’ouverture d’un synode diocésain à la cathédrale Saint Julien le 3 janvier 2018.Cette assemblée consultative et représentative du clergé et des fidèles réfléchira sur l’avenir de nos paroisses en Sarthe. Pour s’y préparer le Père Louzeau, du collège des Bernardins à Paris, est venu nous sensibiliser à une nouvelle évangélisation. Sa conférence inspirée du livre « La joie de l’évangile : du Pape François » nous a interpellé « Ne soyons pas pessimistes ». Les maux de notre société. Prenons-les comme des défis à surmonter. Tout évolue si vite. Le synode permettra de réfléchir ensemble et à relever 4 défis pour établir la Confiance entre Dieu et nous :
1/ Comment aider les jeunes pour qu’ils trouvent Ier place dans nos paroisses Comment lutter contre leurs Peurs de l’engagement. Comment soutenir nos familles en difficultés
2/Dans cette mondialisation, quelle est la place de l’homme ? la société si diverse agit toujours dans l’immédiateté, l’émotivité excessive qui met en difficultés le dialogue et la réflexion.
3/Comment rendre nos communautés paroissiales vivantes et ouvertes à toutes et à tous. Comment favoriser les rencontres, prier ensemble, nous mettre à l’écoute, et s’élever spirituellement ? Tout homme a sa place dans nos paroisses.
4/Avec la pollution et le dérèglement climatique vie de I ’homme va devenir difficile. Comment concevoir des rapports fraternels avec la nature ? comme Saint François d’Assise.
Toutes ces questions seront posées pendant IE synode et avec l’aide de l’esprit Saint nous inventerons un meilleur art de vivre ensemble. Nous aurons Ia possibilité de former des équipes synodales. Nous comptons sur vous pour y participer.
Le 17 Décembre une messe sera célébrée à Sainte Jeanne d’Arc pour I’ensemble paroissial en présence de Monseigneur Le Saux. Il présentera la démarche synodale à nos communautés.
N’ayons pas peur de prendre du temps pour envisager l’avenir. HC